Les élections doivent impérativement commencer au niveau  des Fokonolona.
Les membres du Fokonolona, pendant un fivoriambem-pokonolona, choisissent neuf personnes, par exemple, pour les représenter.  Peu d’entre elles occuperont les postes de président du Fokontany et de son adjoint. Ces neuf représentants prêteront serment devant la fivoriambe-pokonolona et un « dina » sera  mis en place pour permettre au Fokonolona de les sanctionner s’ils dévient de leur engagement, qui est celui de ne chercher que le seul intérêt du Fokonolona avant le leur. Là, commence déjà l’application du pouvoir du Fokonolona !
Les sept autres membres feront partie d’un forum composé de tous les autres membres des autres Fokontany de la circonscription. Ils désigneront entre eux, par tirage au sort pour éviter tout achat  de voix, les deux députés de cette circonscription  qui prêteront aussi serment vis-à-vis des membres du forum et un autre « dina » les liera à celui-ci : le suivi et le contrôle des désignés au sort seront donc toujours assurés !
Ce seront les membres du forum qui éliront également le président de la République, les maires et ainsi de suite… Les conséquences au niveau de la Nation seront immédiates
n l’État  dépensera  moins  pour organiser les élections
n les propagandes, sources de blanchiment d’argent, seront réduites à leur forme la plus congrue.
n le régime sera automatiquement « parlementaire ». Le Premier ministre sera directement élu par le Parlement
n le président de la République ne sera plus destituable car il n’interfèrera plus dans les actions du gouvernement, vu que ses pouvoirs seront limités
n les sept membres élus au niveau des Fokonolona formeront légitimement le conseil du Fokontany  et auront la charge de préparer, avec des experts qu’ils auront choisis, les projets urgents dont le Fokontany aura besoin par ordre de priorité.
Ce nouveau  système d’élections permettra de rendre le pouvoir aux Fokonolona. À ce moment-là, notre démocratie ne sera pas seulement représentative, mais aussi et surtout participative.
Il faut financer les projets concoctés au niveau de chaque Fokontany.
Une fois réalisés, ils permettront à chaque citoyen de chaque Fokontany de se sentir accompagné par l’État dans son quotidien. Les membres du Fokonolona jouiront alors effectivement des droits humains qui devraient leur être dévolus. Ils vivront ainsi avec leur dignité retrouvée !
Marquons trois étapes essentielles pour financer ces projet :
– l’État doit créer un organe que nous pourrions appeler : Office national de crédit pour l’appui aux Fokonolona(ONCAF). Son coordonnateur devrait également être choisi à partir des forums sus mentionnés ;
– le Sénat n’a plus de raison d’être. Le bicamérisme installé chez nous n’est qu’un « copier-coller » de l’idée que la Constitution française en a fait. Cette institution alourdit inutilement le budget de l’État et se trouve être un refuge possible des coquins de tous bords. Par contre, ses employés resteront pour être reconvertis afin de faire fonctionner l’ONCAF. Ainsi le budget réservé  pour gaver les sénateurs servira déjà à financer les projets des Fokonolona ;
– il faut se serrer la ceinture au niveau de l’État et diminuer toutes les dépenses des ministères  et des institutions, surtout celles de fonctionnement, comme je l’ai déjà annoncé auparavant.
L’argent récupéré renflouera les caisses de l’ONCAF.
– Il faut renforcer les négociations avec les États étrangers. Il faut, spécialement, accorder une attention particulière à la promotion des relations bilatérales avec les membres de BRICS. Pour ce faire, il est conseillé d’ériger un « think tank » composé des experts les plus compétents et les plus intègres qui manient bien les langues étrangères. Ceci pourrait augmenter le nombre d’investisseurs pour promouvoir notre économie et créer plus d’opportunités dans la gestion de proximité au niveau des Fokontany.