« La confection des tenues scolaires n’est pas du tout du repos car les clients sont devenus très stricts sur le délai de la livraison. Souvent, je suis obligée de faire appel à des employées temporaires pour faire face à la demande des établissements scolaires. Heureusement, je n’ai pas de problème sur les fournitures nécessaires à la production et les accessoires de couture. Les marchés proposent toute une variété de marque, mais il faut toujours s’assurer de la qualité de ces produits d’importation. Le moindre défaut de qualité des matières premières peut retarder la fabrication, qui va engendrer ensuite une augmentation du coût de la fabrication et donc diminution du profit. Mais comme tout est question de gestion, je me débrouille toujours pour satisfaire notre clientèle. Dans le cas de délestage, l’atelier est obligé de fonctionner plus de 10 heures afin de compenser les temps d’arrêt causés par la coupure de l’électricité. Depuis quelques années, la concurrence entre les ateliers de confection est devenue atroce. D’abord, chaque entreprise améliore leur matériel dans le but d’augmenter leur capacité de production. Or les prix de ces machines sont exorbitants et il faut affecter une bonne partie du bénéfice vers le budget destiné pour  les investissements. Et puis, il faut s’assurer de la finition des produits afin qu’on puisse, au moins, conserver la part du marché. »