Les cartables Dora, Violetta et Flash MacQueen sont, certes, appréciés par les écoliers. Mais l’artisanal n’est pas exclu du marché. Il s’agit de la bandoulière fait en natte avec un fil en sisal comme attache. D’ailleurs, son prix de 7 000 ariary tient le marché avec les autres à 25 000 ariary. « Les écoles d’expression française sont nos principaux clients pour le sac. Certains en commandent vingt à trente pour les élèves en classe maternelle», informe Ranivo, fournisseur de produits artisanaux. Selon elle, la bandoulière ne se vend plus assez comme dans les années 90, où la chanson «Lesabotsy» était en vogue. D’où son appellation vernaculaire. «Le sac rappelle le petit héros du clip de fanihy. Le garçon qui se sentait mal dans son assiette à l’école, portait ce genre de sac», explique un étudiant en sociologie, venu demander le prix du sac. En une année, Ranivo arrive à en liquider une trentaine sur place. Mais Lesabotsy suscite l’intérêt des universitaires. «Outre les établissements scolaires, les étudiants sont nos fidèles clients», conclut-elle.

Harilala Vololonarivo