Actualites Politique

pêle-mêle

Impasse
La réconciliation en panne
Depuis l’échec cuisant de la Conférence contre nature d’Ivato, les membres du Comité du Fampihavanana Malagasy, CFM, n’ont plus donné signe de vie. Ils ont été accusés d’avoir voulu faire le jeu du HVM, cherchant une échappatoire pour se soustraire à la décision de la Haute cour constitutionnelle, HCC, censée être l’issue de secours de la crise politique. Il est désormais question de l’utilité ou non du CFM. Dans la mesure où, au sein du gouvernement de Christian Ntsay, des rivaux politiques partagent la même table et plus si affinité, selon la formule consacrée. Les élections à venir vont les départager par la suite. Quoi de plus naturel et normal dans un système démocratique ou se voulant l’être. Ne pas avoir les mêmes convictions ne signifie pas partir sur le front de la guerre civile. Ou fomenter un coup d’État. La réconciliation nationale n’a plus sa place dans des débats politiques sains et libres. Encadrés par des dispositions légales.

Place du Treize mai
Marier les contraires
Me Hanitra Razafimanantsoa, animatrice attitrée des meetings sur le parvis de l’Hôtel de ville depuis le samedi 21 avril, a bien clarifié les règles du jeu de l’alliance circonstancielle, le concubinage passager entre le Mapar et le TIM. Celle-ci ne dépasserait pas la lutte commune, une fois les objectifs atteints. Mais pour le Mapar, l’essentiel aura été acquis par la garantie d’une présidentielle inclusive, par l’éviction d’Olivier Mahafaly de la primature qui a fait preuve d’efficacité lors des sénatoriales, alors qu’il n’était que ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, pour faire gagner les candidats HVM, par l’obligation imposée au HVM à repartir les sièges au gouvernement, par l’autorisation de manifester et par l’ouverture des antennes des médias publics à tous. Le Tim veut toujours dégager du gouvernement des éléments nuisibles du HVM. Mais comment peut-on contester un cabinet dans lequel le TIM a ses ministres ?

Promotion
Christian Ntsay s’épanouit
Il a laissé passé l’orage des critiques tous azimuts sur certains membres de son gouvernement. Avant d’affiner son concept et son style de gouvernance. L’accueil chaleureux de la population antsiranaise à un fils du pays- originaire du Nord, il était en visite en terrain conquis à l’avance, a conforté le Premier ministre Christian Ntsay dans ses nouvelles fonctions. Le soutien indéfectible de la communauté des bailleurs de fonds fait de lui un interlocuteur crédible. Le contraire aurait étonné au regard de sa carrière professionnelle. Il lui reste à accomplir sa principale mission. Fixer la date de la présidentielle et organiser l’élection attendue par tous. Sur ce point, des voix s’élèvent pour le mettre en garde contre ses hésitations et tergiversations coupables, aux yeux de ses détracteurs, membres de sa « propre famille politique ».

Eric Ranjalahy