Actualites Politique

pêle-mêle

Christine Razanamahasoa
Revancharde
Élue présidente de l’Assemblée nationale, mais destituée de façon illégale par la complicité de la Haute cour constitutionnelle avec les prétendus députés HVM, Christine Razanamahasoa aurait aussi gagné la mairie de Fianarantsoa, mais déclarée battue au profit de la candidate du HVM. Elle a été délogée manu militari de son domicile de fonction. Elle savoure sa revanche sur le parvis de l’Hôtel de ville par des discours d’une rare violence à l’encontre de ses bourreaux. Et elle serait bien placée pour remporter la primature. Une éventualité que les dignitaires du HVM n’osent même pas imaginer. Le retour de manivelle fait parfois mal, surtout quand il s’agit de la politique politicienne ou la roue tourne sans cesse.

Jean Omer Beriziky
Réticent
Premier ministre de consensus de la Transition, il refuse d’être à nouveau le chef du gouvernement d’entente entre les protagonistes de la crise politique actuelle. Jean Omer Beriziky a clarifié sa position face aux multiples sollicitations à son égard. Et il fustige le dernier arrêté de quatorze articles de la Haute cour constitutionnelle, HCC. Pour lui, cette instance aurait dû punir le président de la République reconnu pour ses défaillances à mettre en place la Haute cour de justice, HCJ. Il estime aussi que la HCC a proposé des solutions politiques pour aller à la hâte aux élections alors que les conditions pour les organiser sont loin d’être réunies. Au risque de germer d’autres conflits politiques.

04Jaona Randriarimalala
Récalcitrant
Pour une fois il a agi au profit de la population, mais son action a été mal comprise. Le député élu dans l’Atsimondrano, Jaona Randriarimalala a défendu le droit au travail des fonctionnaires du ministère de l’Éducation nationale face aux menées subversives des enseignants grévistes. Il soutenait qu’il était inutile de troubler encore le calendrier scolaire pouvant déboucher sur une année blanche. Les négociations devraient se faire avec le nouveau gouvernement. Il avait raison. Quelques parents d’élèves ont été du même avis, mais les contestataires, qui ont donné là un bien mauvais exemple de leur profession, instruire et enseigner, l’ont malmené. Un pugilat a été évité de justesse devant les portails du ministère de l’Éducation nationale. Triste.

Eric Ranjalahy