Actualites Politique

PêLE-MêLE

Jean Max Rakotomamonjy
Trop partial
Diciple du fondateur de Leader-Fanilo, Herizo Razafimahaleo, l’actuel président de l’Assemblée nationale, Jean Max Rakotomamonjy, est passé à coté de l’éthique politique prôné par son mentor. Lors du vote au forceps des lois électorales, il a tout fait pour étouffer la voix des opposants au lieu de jouer le rôle d’un arbitre. Ce qui a provoqué une véritable guerre de tranchées au « Palais de la Démocratie ». Il a refusé de débattre sur les articles pour passer au vote à main levée, en faisant, en outre, appel à des éléments des forces de l’ordre. Du jamais vu dans les annales de la République. Il a jeté l’opprobre sur l’once de crédit d’une Assemblée nationale devenue la honte nationale par ses attitudes indignes de son rang.

Jaona Randriarimalala
Contre-offensive
Face aux accusations de corruption des députés pro-régime, un des leurs, Jaona « Élite » Randriarimalala exige que des preuves soient apportées sur ces suspicions. Sinon les incriminés vont porter plainte pour diffamation. Mais des images de partage « des magots » dans des cartons circulent sur les réseaux sociaux. À authentifier. Le fait de confiner et de chouchouter ces députés dans un vase clos, ne constitue-t-il pas une manœuvre délictueuse ? Au Bureau indépendant anti-corruption d’apprécier. En tout cas, Jaona « Élite » Randriarimalala révèle que quarante quatre amendements ont été apportés aux projets de textes intitaux du gouvernement. Serait-ce suffissant pour dissiper les doutes et incertitudes sur des velleités dictatoriales ?

Olivier Mahafaly
Insouciance
Le Premier ministre Olivier Mahafaly a été vu au Paon d’or où les députés « versatiles » aux services du HVM ont été pris en charge, au sens large du terme. La présence du chef du gouvernement a suscité de nombreux commentaires des plus critiques. Il est donc maintenant clair, soulignent la plupart, que les pouvoirs Exécutif et Législatif s’entremêlent. Aussi, l’Assemblée nationale n’a-t-elle plus sa raison d’être. Autant la dissoudre. Le pays fera des économies sur les colossales dépenses des sessions extraodinaires. Les ténors du HVM n’auront plus à débourser un ariary pour avoir la majorité absolue. Tout peut être légiféré par ordonnances. La Constitution prévoit cette esquive. Pourquoi s’en priver ?

Par Éric Ranjalahy