Actualites Politique

A l’emporte

<strong>• Bonne foi</strong>

Après des épisodes d’incompréhension et même de tension, le président de la République Hery Rajaonarimampianina a décidé de faire le premier pas vers l’Église catholique. Il a honoré de sa présence la cérémonie de « création » de Mgr Désiré Tsarahazana comme cardinal de Madagascar, le quatrième du nom, dans la Ville éternelle. Une mission de bons offices durant laquelle il a souligné les « bonnes relations » entre les deux parties. Bien que la Conférence des évêques ait multiplié les critiques à l’encontre des pratiques malsaines du régime HVM, à travers des communiqués. Que les incidents protocolaires de Vohipeno aient laissé des séquelles. Mais il semble qu’un nouveau départ ait été pris à Rome. La suite va affirmer ou infirmer cette amorce de réconciliation qui suscite un intérêt particulier chez les observateurs avertis.

<strong>• Dégoûts et des colères</strong>

À quelques jours du début du mouvement de la Place du Treize-Mai, le ministre de la Pêche et des ressources halieutiques, Gilbert François, a repeint les façades des bureaux du ministère à Ampandrianomby, aux couleurs du HVM. Ce qui a irrité les passants déjà outrés par les autres provocations des barons du parti présidentiel. Aujourd’hui, Augustin Andriamananoro, proche d’Andry Rajoelina, a pris possession des lieux. Va-t-il lui aussi y laisser les empreintes de son parti ? Avec des teintes orangées  flanquées du « V » de la victoire.

<strong>• Immunisés</strong>

Du sans-plomb à 6 000 ariary le litre. Il ne s’agit pas d’une spéculation dans le court terme par l’effet conjugué de la dépréciation continuelle et chronique de l’ariary face au dollar et de la hausse des cours du baril du pétrole sur le marché international. Des automobilistes en ont déjà fait l’amère expérience en 2002, quand des milices pro-Didier Ratsiraka ont érigé des barrages sur les routes nationales pour asphyxier les habitants de la capitale par leur soutien à l’auto-proclamation de Marc Ravalomanana comme président de la République. Les stations-services étaient à sec. Il a fallu passer par le marché noir pour trouver du carburant qui valait de l’or. Le litre devait être de 2 750 à 3 500 FMG, soit à peine 550 à 700 ariary. Eh oui, une crise politique peut gripper les rouages de l’économie.

<strong>• Contradictions </strong>

Circonstance atténuante. Les taxis-be de la capitale, par l’indiscipline, la désobéissance de leurs chauffeurs, ont toujours été considérés comme l’une des principales causes des embouteillages à longueur de journée et même de la nuit. Mais lors de leur grève du 27 juin, la circulation n’a pas été aussi fluide qu’avec les cortèges des taxis-be. Les rues étroites n’arrivent plus à contenir un parc automobile de plus en plus dense. Cela ne les dédouane pas de leurs nocivités pour la vie communautaire. Zazah Ramandimbiarison, vice Premier ministre de Marc Ravalomanana, a estimé à 4 milliards d’ariary par jour, les pertes subies par l’économie dans ces goulots d’étranglement.

<strong>• Retour </strong>

Les produits laitiers de Tiko, interdits de vente, commencent à réapparaître sur les étals des épiceries. Guy Rivo Randrianarisoa, ministre de l’Industrie et du développement du secteur privé, a l’obligation de réussir la réouverture de la société « Triple A » qui exploite les sites de production de Tiko à Andranomanelatra, fermés par les autorités HVM. D’où l’avantage d’intégrer le gouvernement. Quoique ces députés devenus ministres aient été traités de traîtres sur la Place du Treize-Mai.

<strong>Pili-Pili</strong>