Ils ont marqué la semaine

Roland Ratsiraka – Fair-play

Une rencontre prévue depuis longtemps. Peut-être. Quelques jours après son départ du gouvernement, Roland Ratsiraka a été le « maître d’œuvre » d’une Conférence de haut niveau,  de bonne facture, intitulée « Comment  le tourisme seul peut assurer le développement de Madagascar ». Pour attester sa disposition à apporter sa contribution, le ministre du Tourisme sortant y a convié son successeur Brunel Razafitsiandraofa. Ce secteur peine à donner des résultats escomptés par rapport aux offres qu’il suscite. À part les produits classiques d’un tourisme balnéaire, Madagascar a « de nombreux chemins secrets » à découvrir via de multiples  circuits que les autres pays de la région n’ont pas.  Pourtant le nombre des visiteurs stagne autour des 288 000 touristes. Car il existe d’autres paramètres fondamentaux à considérer. Ne serait-ce que cette impression de saleté et d’insalubrité généralisée qui sautent aux yeux des étrangers, heurtent leur conscience. Au propre comme au figuré.

Stuart Wilson – Raffiné 
À prendre avec des pincettes. Lors de la « célébration anticipée » de l’Independance day, le chargé d’Affaires de l’ambassade américaine, Stuart Wilson, a affirmé avec détermination que les États-Unis ne soutiennent aucun candidat à la prochaine présidentielle malgache. Une parade diplomatique imparable. Ce qui devait quelque peu contrarier Marc Ravalomanana. Qui s’estimait
depuis toujours comme le « préféré » de l’Oncle Sam. Il se souvient- et personne ne l’a oublié-que lors du bras de fer qui l’opposait à Didier Ratsiraka en 2002, les États- Unis ont été les premiers à le reconnaître comme
président de la République. Le 26 juin 2002, par une lettre signée par George Bush fils, remise en main propre par l’ambassadrice Wanda Nessbitt.  Une fête nationale qui a marqué les esprits. Ce qui a fait basculer le rapport de forces en sa faveur. La France, l’ancienne puissance coloniale, prise de court, a envoyé dare-dare  Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères, une semaine plus tard, pour combler son retard. Par la signature de plusieurs accords de coopération avec le régime de Marc Ravalomanana, considéré comme « francophobe ».