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Crise politique – Edgard Razafindravahy pour un référendum en urgence

Redonner aux citoyens leur droit le plus absolu. Pour le chef de file du parti Antoka sy Dinan’ny Nosy, Edgard Razafindravahy, la chose politique n’est pas que l’affaire d’une minorité. C’est, dit-il, une affaire qui concerne tous les Malgaches. Il préconise de ce fait l’organisation d’un référendum afin de donner la parole à la majorité, y compris celle =silencieuse. Pour que le peuple ne soit plus l’otage des politiques

Fidèle à ses principes de revenir à la base pour mieux comprendre les réalités du pays, loin des calculs politiques dans des bureaux feutrés, Edgard Razafindravahy, chef de file du parti Antoka sy Dinan’ny Nosy, ADN, a choisi la commune de Soavina à Atsimondrano, pour se faire entendre.
Pour lui, « la crise politique actuelle atteste, une fois de plus la nécessité de la refondation politique que l’ADN a toujours véhiculée à travers les tournées régionales effectuées par ses fondateurs ». Il continue en s’attaquant à ceux qui se prévalent d’avoir aujourd’hui le peuple « vahoaka » derrière eux. « Si vous en avez réellement, pourquoi ne pas s’autoproclamer à la tête du pays au lieu de vouloir encore passer par le verdict des urnes » s’interroge-t-il. Ailleurs, loin des feux de projecteurs des médias, de nombreux Malgaches souffrent en silence, on ne peut pas résumer le peuple à ceux qui parlent le plus et de vive voix, soutient Edgard Razafindravahy, lassé par ces mouvements de masse qui n’ont rien apporté de concret et de positif pour le pays, sinon la dégradation continuelle des conditions de vie au quotidien par l’effritement du pouvoir d’achat déjà précaire de la majorité des ménages et la perte des acquis du developpement social et economique.

solution
Comment casser cet engrenage infernal par la manipulation et l’infantilisation de la foule ? Il avance alors une solution pragmatique, plausible et réaliste. « Voilà déjà un mois que vous avez vociféré, pris en otage la population, nous avons assez écouté et entendu, je propose, en toute modestie, un référendum pour savoir ce que le peuple, au sens large de l’expression et non pas à travers des rassemblements ici et la, veut réellement.
Car, il n’est pas certain que des accords politiques, des arrangements entre ceux qui ont déjà conduit le pays aux abysses du sous-développement, soient de nature à nous épargner d’autres crises politiques dans le futur proche ». Pour ce qui est de l’organisation d’un tel sondage d’opinion en grandeur nature, Edgard Razafindravahy soutient « qu’on peut le faire avec des organisations indépendantes de 18 000 entités au niveau des « fokontany », sans avoir besoin des aides financières de la communauté internationale ou des bailleurs de fonds ». Il est d’autant convaincu que « l’issue de ce conflit ne peut être qu’une solution consensuelle acceptée par la majorité de la population et non pas par des surenchères politiques, bien entretenues par des petits calculs malfaisants ».

Par Eric Ranjalahy
Photos : Tojo Razafindratsimba