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Commune rurale de Fihaonana – Une vallée biologique nourrit onze familles

Des paysans de la commune rurale de Fihaonana bannissent l’utilisation de fertilisants chimiques. Ils ne prennent que les engrais naturels, des composts qu’ils fabriquent à partir des récupérations de déchets végétauxCertifiée « biologique ». Depuis dix ans, une vallée biologique a été aménagée à Fihaonana, à 56 km de la capitale, sur l’ancienne RN 4. Vololonarinoro Rasamimanana, présidente de la Chambre d’agriculture de Fihaonana, explique que la culture biologique écarte tous moyens qui recourent aux produits chimiques. « Les habitants sont conscients des conséquences néfastes des produits chimiques. Nous produisons des arbres fruitiers qui approvisionnent en fruits frais la coopérative Tsinjo. Celle-ci se charge de leur transformation en fruits séchés », mentionne-t-elle. Dans l’ensemble du district d’Ankazobe, près de cinq cents foyers se consacrent à l’agriculture biologique, mais dans la vallée bio de Fihaonana, onze familles en tirent profit.
Des goyaviers, des néfliers, des pieds de ravintsara, de litchis, des vétivers, des orangers, des eucalyptus, des citronniers, des hibiscus, de tarots ornent l’espace de 4,5 hectares. « Les coupe-vents se combinent avec les plantes antivirales qui préviennent l’attaque des microbes et des vermines. La coopérative collabore avec l’industrie Havamad qui collecte aussi les fruits des paysans. Tsinjo va expédier en Suisse ses premiers produits, dont 250 kilos de pok-pok séchés. Cette quantité s’obtient par l’assèchement de 2,5 tonnes de fruits frais au four.
Outre les fruits séchés, les paysans confectionnent aussi des confitures à base de banane, de goyave, de jus de fruits de la passion, d’hibiscus, du rhum arrangé à base de pok-pok.
La culture de patate-carotte à partir de la semence Clément ou P63, variété de patate vitaminée, et la variété de riz X265 dite « mailaka » singularise cette vallée biologique. Tous ces produits se trouvent à Fihaonana et à Andranovelona. Cependant, la coopérative Tsinjo profite des foires et salons pour valoriser toutes ses marchandises.

Par Farah Raharijaona