Actualites Politique

Pêle-mêle

Didier Ratsiraka – Remis en surface
Est-il vraiment incontournable pour dénouer l’écheveau des crises politiques ? Alors que le parti Arema qu’il a fondé le 19 mars 1976, au fil des années, est devenu le maillon faible de l’échiquier politique ? Des médiateurs ont encore fait appel à lui pour « sa clairvoyance » hors norme. Mais en 2009, son dédain, sa désinvolture, sa culture générale inégalée ont fini par humilier Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, les deux principaux protagonistes. En fait, selon des indiscrétions, le recours aux missions de bons offices de l’Amiral, s’expliquerait par la volonté des « arbitres » de ne pas résumer le conflit politique actuel entre le trio des Merina. Soit donner une envergure de l’unité nationale par d’éventuelles solutions négociées.

Assemblée nationale – Inutile et budgétivore
Des députés pro-régime ont « supplié » ceux de l’opposition à revenir dans un cadre légal pour rediscuter les lois électorales controversées, à la suite des recommandations de la Haute cour constitutionnelle, HCC. Mais la promulgation des mêmes lois par le président de la République, Hery Rajaonarimampianina, a ôté la nécessité de l’actuelle session ordinaire de l’Assemblée nationale. Bien sûr, il reste le projet de loi de finances rectificative, mais comme la plupart de ces députés n’ont pas la capacité intellectuelle pour l’examiner, tout va être adopté sans le moindre amendement. À main levée, sous le regard bienveillant des membres du gouvernement, conduits par Olivier Mahafaly. Un cliché classique. La dissolution de l’Assemblée nationale s’impose. Une institution futile et dépensière. Chantre de l’absentéisme.

Rado Rabarilala – Changement de cap
Syndicaliste, chef de file des contestataires chez Air Madagascar, licencié mais qui a eu gain de cause auprès du Conseil d’État, sans être reconduit à son poste, comme quatre autres collègues, Rado Rabarilala devait soutenir l’actuel mouvement sur la Place du Treize-Mai. Aux côtés de Ernaivo Faniry, présidente du Syndicat des magistrats, et de l’humoriste Francis Turbo, candidat à la présidentielle dans un film satirique, ils ont mis en cause la crédibilité et la notoriété des politiciens, toutes mouvances confondues. Un véritable pavé dans la mare. Il se peut que de nombreuses personnes pensent comme eux, mais n’arrivent pas à s’extirper de l’étau des fauteurs de troubles. Les uns comme les autres adhèrent maintenant aux descentes dans la rue, autorisées de fait par les « paisibles » forces de l’ordre.

Par Eric Ranjalahy