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Me Hanitra Razafimanantsoa – L’inspiratrice

De l’Assemblée nationale, durant les débats houleux de l’adoption des projets de lois organiques des élections, à la Place du Treize-Mai, Me Hanitra Razafimanantsoa a pris de l’envergure. L’élue Tim du premier arrondissement de la capitale s’est imposée comme la porte-parole des soixante treize députés opposants. À l’aise dans l’art oratoire malgache et maîtrisant le français, elle est intervenue sur Radio France Internationale pour expliquer les raisons de cette révolte. Elle  a annoncé à la foule la poursuite du mouvement jusqu’à la démission des dirigeants. Tout en déplorant que ces affrontements avec les forces de l’ordre auraient pu être évités sans l’entêtement du camp d’en face à adopter des textes électoraux controversés, par tous les moyens. Au forceps sur fond(s) de corruption présumée.

Rivo Rakotovao – L’impitoyable

Double langage. Dans la soirée du samedi 21 avril, après une chaude journée où des morts ont été enregistrés dans le camp des manifestants à l’appel des soixante 13 députés hostiles aux lois électorales, Rivo Rakotovao, président du Sénat et numéro un du HVM, a estimé que tout peut se régler par des pourparlers. Mais le lendemain sur Radio France internationale, à l’édition d’Afrique Midi de 15h 30, présentée par Assan Diop, il a affirmé qu’il n’est plus question de revenir sur les lois électorales, sources des différends politiques. Car il s’agit d’une expression de la démocratie par le vote de la majorité à l’Assemblée nationale. Mais c’est cette majorité fictive, sortie de nulle part, mais pas à l’issue des législatives de 2013, qui pose problème. Le HVM n’a présenté aucun candidat, mais arrive à former un groupe parlementaire. Et ce genre d’attitude intransigeante conduit le pays à la crise politique. Alors que le pays ne peut plus s’en offrir, plaide Rivo Rakotovao.