Le Fonds monétaire international, FMI reconnaît quelques efforts du gouvernement malgache tout en sachant que la situation reste morose. L a deuxième tranche du FEC est loin d’être acquis.

Bilan positif et méfiance. La déclaration des services du FMI laissent entendre que Madagascar a bien suivi à la lettre quelques consignes données par cette institution. C’était l o r s d e l a m i s s i o n conduite par Marshall Mills du 9 au 22 mars 2017. D’une part, « Les autorités ont réalisé des progrès importants dans le cadre du programme soutenu par la FEC (ndlr : Facilité Elargie de Crédit). Tous les critères de réalisation quantitatif s à fin décembre 2016 ont été respectés, soutenus par une poli- tique monétaire prudente et une amélioration du recouvrement des recettes qui ont dépassé les objectifs »,  selon Marshall Mills.

Doutes

D’autre part, l’incertitude s’ installe sur le décaissement de la seconde tranche. En effet, le FMI a relevé que des défis subsistent et demande des informations complémentaires. Les difficultés des deux grandes sociétés d’utilité publique continue d’alourdir les dépenses de l’Etat et de chahuter la relance économique. Pour cette année, la Jirama fortement impacté par la sécheresse a besoin d’ un transfert additionnel à hauteur de 0 , 5 % du PIB. Tandis que le soi-disant partenariat signé par Air Madagascar entraînera aussi des transferts exceptionnels. De ce fait, les discussions se poursuivent entre les autorités et les services du FMI sur la recapitalisation d’Air Madagascar, ainsi que sur la restructuration de la Jirama.
Croissance et endettement

La croissance économique restera atone avec une progression d e 0,1 point par rapport à l ’ année dernière en passant de 4 , 2 % à 4,3%. Mais, les perspectives macroéconomiques à court terme sont généralement positives. Les dynamismes attendus des investissements publics, des entreprises franches ainsi que du secteur minier remettront l’économie du pays sur les rails. Par ailleurs, face à une épargne domestique insuffisante , la grande île se voit obligée de s’endetter davantage afin de financer les dépenses. Ceci dans l’espoir de rompre avec le profil historique de faible croissance.

Copie à revoir
Cependant, le pays se doit de rester solvable autrement dit avoir la capacité de rembourser les prêts des bailleurs e n « maintenant l e risque de surendettement à un niveau modéré », selon la déclaration d u F M I . Toutefois , la sécheresse et le cyclone Enawo qui ont frappé le pays de plein fouet risquent de réduire l’espoir d’un décollage économique. Surtout, dans un contexte de vulnérabilité.
Rappelons que le 27 juillet 2016 , le Conseil d’Administration d u FMI a approuvé l’octroi d’environ 310 millions USD au titre de la FEC pour Madagascar. Un prêt destiné à soutenir la balance des paiements et à renforcer les réserves en devises du pays. Mais, elle servira aussi, en partie, à financer les besoin.

Moïse Rafanomezantsoa