Actualites Politique

À l’emporte-pièce

• Remake

De retour au pouvoir le 10 février 1997, Didier Ratsiraka a aussitôt pris une décision surprenante. Il a nommé le général Charles Rabemananjara, devenu Premier ministre de Marc Ravalomanana dix ans plus tard, comme directeur général des douanes. Les douaniers l’ont accueilli par une grève générale très suivie. Ils ont ironisé s’il était possible, imaginable que l’un des leurs soit désigné à la tête du commandement de la gendarmerie nationale. Au bout d’une semaine de bras de fer, le général a jeté les gants. La semaine passée, un puissant opérateur proche du régime a réquisitionné des gendarmes, pour « traiter » ses conteneurs au port de Toamasina. À la place des douaniers grévistes. En toute illégalité et avec impunité. Et s’il était temps que les tenants du pouvoir se débarrassent de ces personnalités lugubres qui ont tant souillé leur image et leur crédibilité…

• Seconde chance

Dans les textes électoraux déclarés anticonstitutionnels par les juges d’Ambohidahy, aucune mention n’a été faite au possible vote des membres de la diaspora. Partout dans le monde, il s’agit d’un droit indiscutable. Par le verdict irrévocable de la Haute cour constitutionnelle, il se peut que le gouvernement propose d’autres moutures. Et ce cas de citoyens vivant à l’étranger peut être remis sur le tapis. D’autant que la formation d’un gouvernement collégial serait déjà sur la table des négociations ou des surenchères politiques du moment.

• Au ralenti

Une idée des plus étranges. Implanter des casseurs de vitesse sur la rocade d’Andohatapenaka, censée être une voie rapide pour fuir les embouteillages des alentours. Sans prendre les mesures appropriées comme les panneaux de signalisation. Ce qui a surpris de nombreux usagers, désarçonnés dans leur élan par ces encombrements inutiles et désagréables. Ce type de décision mal conçue ne fait qu’attiser davantage le ras-le-bol général à l’encontre des dirigeants

•Contestations

Insufflé depuis la Place du Treize-Mai, le vent des querelles arrive à souffler dans la commune rurale de Bongatsara. Des habitants du « fokontany » d’Amboanjobe  sont descendus dans rue pour refuser l’installation de grosses citernes de stockage de carburant. À l’époque où ces immenses réservoirs « inflammables » ont été installés là où ils sont aujourd’hui, Soanierana et Ankorondrano étaient encore «  des banlieues » de la capitale. Le temps a tout changé. Ils présentent désormais des risques sur des quartiers qui se sont développés tout autour. Des simples habitations aux centres commerciaux. Il faudra les délocaliser, un jour ou l’autre.

• Irrespirable

La pollution de l’air dans la capitale dépasse les normes recommandées par l’Organisation mondiale de la santé, OMS. Mais qui s’en soucie ? Des sans-abri ont même élu domicile sous les tunnels d’Ambanidia et de Jean Ralaimongo où l’atmosphère est plus qu’étouffante, toute la journée et même la nuit. Des véhicules du siècle dernier continuent de rouler crachant des particules suspendues dans l’air, le recours au charbon de bois par de nombreux ménages asphyxie par le monoxyde de carbone qu’il dégage. Sans compter d’autres effluves nauséabonds et le climat politique pesant. Cette analyse était donc tout sauf une surprise.

Pili-Pili