Actualites Politique

Pêle-Mêle

Freddie Mahazoasy – Pathétique
Pour ramener dans le droit chemin les soixante treize députés « égarés », le vice-président de l’Assemblée nationale pour Antsiranana, Freddie Mahazoasy,  agite sur leurs têtes, le spectre de leur déchéance. Pour absence injustifiée, selon un article des Règlements intérieurs. Comme si les élus pro-régime ont toujours agi dans la légalité. Loin s’en faut. Ne serait-ce que les « nuitées et journées » récréatives dans un complexe hôtelier huppé et luxueux avec des membres du gouvernement. Si aucune preuve de corruption n’a été décelée de façon formelle, les dépenses folles engagées lors de ces « mises au vert » des plus suspectes, ont heurté les consciences. À la limite, ces manœuvres ont enterré la séparation des pouvoirs législatif et exécutif. Freddie Mahazoasy, dans le passé récent, s’est déjà excusé du comportement indigne de sa consœur Roberthine Rabetafika à l’encontre des journalistes.
Haute cour constitutionnelle – Des interrogations
Le verdict de la Haute cour constitutionnelle, HCC, sur les lois organiques des élections, a quelque peu surpris. Décriées depuis longtemps par des activistes de la société civile et des politiciens, elles ont été adoptées au forceps par la « majorité fictive » de l’Assemblée nationale. La plupart des articles ont été frappés d’inconstitutionnalité, à extirper de l’ensemble. Mais des spécialistes en la matière soulignent que l’exigence du « Bulletin numéro 2 » des candidats à la présidentielle, par exemple, ne contredit aucune quelconque disposition constitutionnelle. Tout comme les financements des campagnes par des fonds extérieurs. Ils arrivent à déduire que les juges constitutionnels ont plutôt annulé des points litigieux et irrespectueux des principes démocratiques. Pour des raisons politiques évidentes. Leur siège a été « assiégé » par des manifestants avant la publication de leur appréciation.
Arlette Ramaroson – En difficulté
Les dates des élections sont encore dans les limbes, mais les annonces de candidature affluent. Parmi elles, celle d’Arlette Ramaroson, juge internationale, qui a fait d’intéressants exposés sur la bataille diplomatique et juridique concernant les îles éparses. Mais elle connaît déjà des couacs bien avant les vraies confrontations. Le Cercle de réflexion pour l’avenir de Madagascar, CRAM, affirme ne plus soutenir la candidate du Front patriotique pour la reconstruction de Madagascar, FPRM. Le CRAM accuse le FPRM de privilégier des intérêts particuliers au détriment des valeurs communes. Arlette Ramaroson réfute de telles allégations qui, pour elle, ne sont que de la pure calomnie frisant la diffamation.
Par Eric Ranjalahy